• Offremedia – Branded Content & Entertainment : L’année de l’intégration

    Cela fait maintenant trois ans que le Branded Content & Entertainment est reconnu comme une discipline à part entière aux Cannes Lions.

    Notre jury, présidé par Doug Scott, fondateur et CEO d’OgilvyEntertainment a décerné 11 Lions d’Or, et la France n’a pas à rougir de son palmarès avec des récompenses pour Leo Burnett, DDB Paris, Sid Lee Paris, Ogilvy Paris, Publicis Conseil et CLM BBDO.

    Mais ce qu’il faut surtout retenir de ce troisième palmarès c’est (enfin) une définition claire du Branded Content, édictée collégialement avec les plus grands spécialistes mondiaux de la production, de l’entertainment, de la création et des médias. J’ai eu l’honneur d’y participer.

    Nous avons choisi de récompenser le meilleur du Branded Content et avons jugé les 1176 campagnes qui nous ont été soumises à l’aune de plusieurs critères. Ce que j’en retiens est que le Branded Content doit avoir les composantes suivantes :

    • Une narration forte (« on-going narrative ») qui exprime l’ADN de la marque et fait voyager ses valeurs au-delà d’un format « commercial »
    • Un haut niveau de production et de craft (sans bonne production, pas de contenu de qualité)
    • Une capacité à engager (l’histoire doit donner envie d’être partagée, les consommateurs doivent avoir envie d’y participer)
    • et une intégration forte, une distribution media efficace et intelligente, qui distribue l’histoire de marque, non pas en en 360 mais dans un système réellement intégré.

    Cette définition clarifie certains débats actuels sur ce qu’est le Branded Content. Ce travail qui s’inscrit dans l’histoire en train d’être écrite progressivement par les jury portant les couleurs de cette discipline à Cannes.

    Il y a deux ans (pour les tous premiers Lions dans cette discipline), le jury avait récompensé Chipotle d’un Grand Prix pour « Cultivate A Better World », notamment pour son extraordinaire production d’animation 3D portant les valeurs de la marque. L’an dernier, c’était au tour Toshiba & Intel Inside, avec « The Beauty Inside » de remporter le Grand Prix, récompensant la capacité à engager, à faire participer l’audience avec une opération basée sur de l’User Generated Content. Cette année l’intégration était le mot d’ordre : l’intelligence de la plateforme de distribution du contenu a été très largement récompensée, avec notamment des Lions d’Or pour des campagnes magnifiquement intégrées et portant une narration de marque très fortes. La revanche du media en quelque sorte :

    Project Drive-In (Honda US / Agence : RPA)

    Cette année a donc été l’année de l’intégration. Pour autant notre jury a choisi de ne pas honorer la discipline par un Grand Prix. Un choix difficile mais qui s’explique par le fait que nous n’avons pas pu trouver une opération conciliant réellement ces quatre critères. Une discipline aussi ancienne et jeune à la fois que le Branded Content méritait le meilleur. 2015 fera sans nul doute entrer la discipline dans l’âge de raison !

    Kombi Last Wishes (Volkswagen Brésil / Agence : AlmapBBDO).

    [Chronique parue dans Offremedia le 23/06/2014

     >http://www.offremedia.com/voir-article/branded-content-entertainment-lannee-de-lintegration-par-thomas-jamet-ceo-de-moxie/newsletter_id=185353/]

  • HubDay : Nouveaux Usages & Future Of Products

    “Le vendredi 13 juin se déroulait la conférence HUBDAY Future of Products, dédiée au futur de la production et de la consommation. À cette occasion, le CEO de Moxie, Thomas Jamet est revenu de manière prospective sur les nouveaux usages connectés et a identifié les grandes tendances pour mieux appréhender le monde de demain.

    Avec les objets connectés et les nouveaux outils de fabrication, nous avons affaire au sacre du numérique. Le numérique qui, fait partie intégrante de nos vies et de nos habitudes de consommation, ce qui entraîne une dépendance notable. Les innovations sont donc nombreuses et nous font entrer dans une nouvelle ère, étrangement proche de celle prôner par la science fiction d’il y a quelques années. Or, la fiction n’est plus, on préfère parler de réalité augmentée avec des innovations telles que l’Occulus Rift, proposant de nouvelles expériences physiques. De ces différentes observations naissent de nombreuses interrogations quant à l’avenir de notre société. Le tout numérique ne représente t il pas un danger pour notre santé, nos libertés ou encore notre éthique ? Comment adopter les technologies du numérique à leur juste valeur ? Faut-il plonger dans ce paradis digital sans se poser de question ou bien se mettre en garde face aux dangers qu’ils peuvent représenter ?

    Pour répondre à ces différentes problématiques, Thomas Jamet soulève trois dangers et trois paris à relever pour vivre en harmonie avec l’ensemble des produits connectés. Selon lui, “la technologie n’aliène plus, au contraire elle est en train de nous libérer”.

    (Source).

    VIDEO REPLAY :

    Merci au HubInstitute et en particulier à Vincent Puren pour son invitation.

  • Revue de Presse : Interview pour le Siècle Digital

    Le brand content c’est de la pub, de la bonne pub. Il est trop souvent mis à part, alors que c’est simplement un moyen de raconter une histoire différemment. C’est le résultat du poids de la révolution digitale et de la multiplication du nombre de points de contact.

    De 600 sollicitations publicitaires jadis on arrive à 6000 aujourd’hui. Les marques doivent, si ce n’est pas encore fait, prendre conscience que d’autres s’adressent aux consommateurs et que ces derniers sont passés du statut de cible (fixe) au statut de public (mobile) et choisissent donc de regarder ou non un contenu.

    Le brand content c’est donc un moment d’échange particulier entre une marque et un public. On peut donc y inclure des événements, de la création digitale, du gaming, et même des publicités type Super Bowl (voir notre article sur la viralité des publicités du super bowl).
    D’hier à aujourd’hui.
    Cette forme de communication n’est pas nouvelle, en 1895, John Deere crée le premier magazine de marque pour échanger différemment avec ses clients. Puis Guinness a inventé le Guinness Book des records en 1955 pour créer des moments de dialogues dans les pubs.

    Ce qui change aujourd’hui c’est le digital. La technologie a changé, on a des formats plus interactifs qui permettent des dispositifs plus contextualisés et plus éphémères. Mais la logique reste la même depuis toujours.

    Pour retrouver la transcription de l’interview en intégrale, rendez-vous sur leur blog.

  • L’image du jour 11 juin : Google investit l’espace avec Skybox Imaging

    Google s’envole pour l’espace avec son dernier achat : Skybox, un satellite à 500 millions de dollars. L’objectif de Google avec cette acquisition ? Améliorer ses services Google Maps et Google Earth avec de l’imagerie satellite d’une qualité inégalée.

    Une fois encore Google dépasse la sphère de la technologie, avec une technologie qui pourrait bien encore une fois nous faire repenser notre rapport au monde.

    Marshall McLuhan parlait de “village global” et du fait que les média allaient “altérer notre vision du monde”. Google l’a pris au mot et nous rend tous presbytes : pour mieux voir le monde il faut prendre du recul… Comme le disait Lacan : “dans savoir il y a du voir”.

    Cette frénésie d’achat ne risque en tous cas pas de s’arrêter pour la firme de Mountain View. On pense aux récentes acquisitions de Boston Dynamics fabriquant des robots militaires, de Nest le leader de la domotique, ou des incursions dans le domaine de la santé avec Calico. Future is now !

    C’était le sujet de ma chronique hebdomadaire “L’Image du Jour” sur France Info le 11 juin 2014. Retrouvez-moi chaque semaine dans la matinale de Fabienne Sintès et dans l’Hyper Revue de Presse d’Olivier Emond.

    Pour réécouter la chronique

  • L’image du jour 3 juin : Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

    Les chercheurs de l’université allemande Technische Univerität München (TUM) ont récemment démontré comment les pilotes peuvent contrôler un avion… par la pensée. C’est le projet Brainflight. Grâce à un casque EEG, qui mesure les signaux électriques du cerveau, les chercheurs ont ainsi été capables d’interpréter les signaux émis et les traduire en actions concrètes… dans un simulateur d’avion.

    Pour le moment il ne s’agit que d’une simulation. La technologie a encore besoin de temps avant de pouvoir être déployée IRL. Au-delà des gardes-fous nécessaires à l’utilisation de ce genre de technologie… que se passerait-il si le pilote a soudainement des pensées négatives qui influencerait le vol de l’avion ?

    Cette utilisation de la technologie est en plein développement.. On a pu le voir récemment dans le domaine de l’art, de la sécurité, mais aussi de la santé. On peut penser à ce jeune handicapé moteur qui devrait lancer le premier ballon de la prochaine World Cup au Brésil grâce à son exosquelette contrôlé par la pensée.

    Ce type d’avancées technologiques laisse augurer de belles choses pour les personnes ne pouvant plus réaliser physiquement ce genre de tâches. Nous sommes en effet dans l’ère de la “techn-augmentation”, où la technologie facilite la vie de l’homme… ou mieux encore lui rend une partie de sa vie.

    C’était le sujet de ma chronique hebdomadaire “L’Image du Jour” sur France Info le 3 juin 2014. Retrouvez-moi chaque semaine dans la matinale de Fabienne Sintès et dans l’Hyper Revue de Presse d’Olivier Emond.

    Pour réécouter la chronique