• Fin du monde : l’argument publicitaire ultime. (Interview sur LaTribune.fr)

    Ce n’est pas la première fin du monde, mais ce n’est pas la dernière fois que les communicants utilisent le filon. La preuve… par un petit tour du web.

    La fin du monde ? Ce ne sera apparemment que la 181e fois qu’elle nous menace. Alors, c’est une redite, certes, mais cela demeure un coup marketing indiscutable pour quelques marques. En surfant sur la Toile, on s’aperçoit en effet que des communicants et des sites de commerce en ligne n’ont pas hésité à jouer cette carte.

    Une interview à lire en intégralité ICI.

  • Monsieur Kurzweil, Google et la vie éternelle

    Google vient d’embaucher le pape de la transhumanité, le chercheur, auteur et gourou Ray Kurzweil. Une arrivée remarquée, mais pas si étonnante.

    « Ce que nous construisons réellement est une version augmentée de l’humanité, des ordinateurs qui aident les humains à faire les choses qu’ils ne pourraient pas faire mieux ». Le patron de Google, Eric Schmidt, annonçait la couleur en 2009. Google n’en est pas à son coup d’essai dans ce domaine puisque la firme de la Silicon Valley sponsorise depuis quelques années la « Singularity University », club de réflexion très inspirée par les thèses de Ray Kurzweil, scientifique américain rendu célèbre par ses écrits prônant l’utilisation des sciences et des techniques pour améliorer les capacités mentales, psychiques et physiques de l’homme, notamment via les nanotechnologies.

    Selon bon nombre de scientifiques et de penseurs, l’homme serait en effet voie d’être « transformé » grâce aux nouvelles technologies. C’est notamment la thèse soutenue par les posthumanistes dont l’un des plus célèbres porte-paroles est justement un certain Ray Kurzweil. Pour ce dernier, le moment est imminent où l’homme sera totalement dépassé par les machines et devra alors passer dans une nouvelle phase de son existence sur terre : la post-humanité, l’humanité augmentée par les machines.

    Kurzweil estime que le point de non-retour sera atteint en 2045. A cette date, d’après ses calculs, la quantité d’intelligence artificielle créée sera un milliard de fois supérieure à toute intelligence humaine. Des scientifiques ont récemment réussi à implanter des puces électroniques dans les cerveaux de singes, leur permettant d’activer des zones de décision par la pensée et de donner des ordres à des ordinateurs connectés à leurs cellules.

    Mais les espérances des post-humanistes portent surtout sur le dépassement de la mort. Leur fantasme est d’offrir, grâce à la recherche scientifique, la possibilité d’exporter nos souvenirs, notre vie, notre conscience dans des ordinateurs une fois notre enveloppe physique corporelle dépassée et obsolète et de les réinjecter dans un cerveau et un corps plus jeunes. Nous deviendrions ainsi des cyborgs immortels. Pour Kurzweil et les post-humanistes, ces innovations seraient inéluctables et seraient le sens de notre évolution en tant qu’espèce, en quelque sorte la suite du darwinisme où nous aurions opéré un croisement avec les machines. Il est vrai que techniquement rien ne s’opposerait à ce que l’homme vienne au bout de la mort. Il est d’ailleurs probable que l’espérance de vie doublera au cours du XXIème siècle sous l’influence des progrès de la génomie, la biotechnologie et des nanotechnologies réparatrices qui vont certainement changer le rapport à la médecine.

    Lire l’intégralité de l’article ICI.

  • Les 5 tendances du Brand Content au Cristal Festival

    Le Cristal Festival a déroulé le tapis rouge au Brand Content. La plupart des conférences traitent du sujet et les plus grands experts du sujet au niveau mondial ont fait le déplacement. C’est dire si la pression sur les 8 jurés du jury « Brand Entertainment & Contents », venant du monde entier, est forte. Présidé par Doug Scott, président d’Ogilvy Entertainment, le jury a récompensé 33 opérations, sur plus de 350 propositions. Le jury a fait preuve d’une rare unanimité dans ses délibérations. J’ai eu le privilège de faire partie pendant deux jours des délibérations. Voici 4 points à retenir de ce palmarès 2012.

    Un article paru le 14 / 12 / 12 en une de la newsletter OffreMedia.

    A lire http://www.offremedia.com/voir-article/les-5-tendances-du-brand-content-au-cristal-festival-par-thomas-jamet-prsident-de-moxie/newsletter_id=157091/.

  • Nous n’avons jamais été modernes

    The future will not be cool. L’avenir a toujours semblé être source de promesses et de rêves réalisés. Mais c’est souvent l’inverse qui se produit. Rarement le futur a autant été synonyme de retour… vers le passé.

    Dans “Antifragile”, un nouvel ouvrage profondément éclairant*, Nicholas Nassim Taleb, l’auteur du très puissant “Cygne Noir”, décrit en quoi nous pourrions gravement nous tromper sur la signification du futur. Lorsque nous essayons d’imaginer l’avenir nous avons en effet tendance à prendre le présent comme base et à extrapoler sur la production de technologies additionnelles. Nous représentons ainsi souvent la société selon une utopie largement influencée par nos souhaits de voir la technique primer. Ce que décrit Taleb est l’illusion principale de la modernité : penser que le futur sera toujours source d’amélioration et de progrès.

    Car le prisme de la technologie pour imaginer l’avenir a toujours été illusoire. Il suffit de se rappeler la manière dont l’an 2000 était représenté avec des villes pleines de voitures volantes et de l’alimentation en capsules. Mais nous buvons toujours du vin, un des plus anciens breuvages au monde et nous cuisinons toujours de la même manière. Nous ne nous déplaçons pas dans des capsules, nous ne nous téléportons pas et ne portons pas de costumes en celluloïde moulant en guise d’habit de travail. A de rares exceptions (comme le char d’assaut inventé par Léonard de Vinci ou certaines visions de Jules Verne), la représentation du futur a toujours été erronée.

    Il faut se méfier de cette illusion que Taleb appelle “Neomania”. Car non seulement cette vision est fausse mais elle est aussi à contre-sens. Nous sommes entrés dans la postmodernité avec la prise de conscience que le futur ne serait pas forcément source de progrès. La présence du passé est même de plus en plus prégnante. Pour preuve, Nicolas Nassim Taleb en veut un retour aux médias antiques : la tablette, rappelant le retour aux premiers modes d‘écriture en Mésopotamie et à Babylone.