• Le meilleur clip de l’année est français… et censuré

    Le meilleur clip de l’année est français. OK vous allez dire que je ne suis pas très impartial vu qu’il s’agit de celui de Stuck In The Sound. N’empêche.

    Il est très dur d’innover en matière de vidéo promo. Commençons par un peu d’histoire. Le premier groupe de toute l’histoire de la musique à avoir imaginé autre chose qu’un film avec le shooting d’un groupe qui joue en playback est Queen qui a produit une vidéo mythique pour “Bohemian Rhapsody en 1975. Tournée en seulement 4h pour la somme ridicule de 4500£, ce petit bijou a révolutionné la manière de promouvoir un single, amenant une nouvelle façon de raconter une histoire au public. Remember.

    Les années 80 ont ensuite été impressionnantes en terme de scénarii, de production, d’idées. L’autre clip à avoir marqué l’histoire est celui de Thriller de Michael Jackson. Dépassant la simple musique et magnifiant la chanson elle-même, il a proposé un univers réellement spooky, avec un grand réalisateur (John Landis). 11 minutes de pur bonheur. Et la voix de Vincent Price… Parfait.

    Mais depuis cette époque bénie, tout a changé. MTV n’est plus aussi dominant. Internet a tout bouleversé. Les artistes doivent de plus en plus se penser et se comporter comme des marques, avec leur positionnement, leur différence, et leur communication à gérer dans un écosystème média bouleversé par le digital. Ce qui compte c’est d’émerger. D’être choisi. Comme pour une marque, qu’est-ce qui va faire que votre public et votre audience va aller passer 4 minutes à regarder votre production plutôt qu’une autre ?

    Certains artistes comme Lady Gaga ont tout compris. Cette dernière est une reine du marketing et a tout misé sur ses productions vidéos car elle a compris depuis longtemps que Vevo et YouTube étaient les nouveaux MTV. Et elle a clairement révolutionné la discipline… Notamment avec ce clip absolument génial :

    Mais au-delà de toute la débauche de moyens, quel est la dernière vraie bonne vidéo de Lady GaGa ? Comme le projet Blair Witch ce qui compte ce n’est pas le budget… c’est l’idée et c’est ce qui se fait de plus en plus rare.

    Stuck In The Sound l’a compris avec la vidéo de “Pursuit”, le premier titre de son nouvel album, à sortir en janvier 2012. Une idée simple : détourner les plus grands films des années 80 et 90 (Ghostbusters, Top Gun, Rambo, Retour vers le futur…) et jouer sur la corde de la nostalgie, pour toute une génération avec un côté nerd assumé. Le résultat est absolument bluffant. Avec très peu de moyens et aucune autorisation, Stuck crée le buzz au point de se faire censurer par les grands networks. Seul Dailymotion a eu le cran d’accepter de publier la vidéo il y a quelques temps, sous cette version :


    Stuck In The Sound – PURSUIT par stuckinthesound

    Mais depuis hier une version cuttée et censurée de la dernière scène est enfin en ligne sur YouTube, générant beaucoup de vues en seulement quelques heures, majoritairement aux US.

    Bref, je craque, et on a pas fini d’entendre parler de ce clip… Enjoy !

  • HTC ChaCha Show shortlisté pour le MIDEM

    J’ai le plaisir de vous confirmer que notre campagne HTC ChaCHa Show a été shortlistée par le prestigieux magazine Contagious comme un des 10 cas internationaux les plus réussis mixant marques et musique. C’est une reconnaissance très importante et nous sommes bien entourés 😉

    Etant au MIDEM le 28 juin (je représente l’UDECAM lors d’une conférence), j’aurai le plaisir de défendre le cas le samedi 28 janvier prochain à Cannes aux participants du MIDEM ainsi qu’à un jury composé de professionnels de l’industrie de la musique, de responsables de marques et d’agences de publicité et de personnalités influentes des médias. Les juges apporteront ensuite un avis lors de la session de présentation et éliront un gagnant dont le nom sera révélé au cours du programme du Visionary Monday. J’espère que nous gagnerons !

    Voici le pitch en anglais :

    HTC was to launch a new phone custom tailored for Facebook. To our core target (15-24 yo.), digital and especially live content is today much more captivating than any prime time mass media content. The main passion gathering them is music. We produced the first Live Talk Show on Facebook in France, hosted by Ariane Brodier, a famous TV presenter and Soprano, one of the most popular hip hop singer for our target: a 30 minutes weekly show (6 episodes). There were exclusive contents (concerts…) , a chat room enabling the fans to talk with the celebrities and incredible guest stars such as Lili Wood and the Prick, Mélissa N’Konda, Synik… This was the first time an artist was involved in tv hosting, getting the program, and thus the brand, to beneficiate from his huge social networks! We noted a 70% increase in the number of Facebook Fans and over 2.2 million videos were viewed.

    Cette nomination buzze déjà sur la toile et sur Twitter.

    Bravo aux équipes de Newcast, ZenithOptimedia, Territoires et Performics, merci aussi à Adrien Moisson et à V4x. Et merci à HTC.

    Enjoy !

  • La société de la fin du monde

    C’est officiel, dans un an c’est la fin du Monde. Ce compte à rebours morbide révèle deux choses: une perte de sens généralisée et la volonté farouche de se sentir vivant.

    Nous entrons dans un changement d’ère qui s’annonce riche de changements. Mais n’ayons pas peur. L’époque que nous vivons est la fin d’une parenthèse, celle qu’a représentée la civilisation moderne. D’autres valeurs sont en train de s’imposer, fortement influencées par notre environnement technologique. Le fait digital nous fait en effet vivre de manière plus intense qu’auparavant. Les médias digitaux permettent à présent de vivre l’émotion de manière intense, forte et connectée. Ils sont de très puissants véhicules narratifs et nous nous rendons de plus en plus compte qu’ils nous aident à assouvir l’un de nos instincts les plus primaires et essentiels : nous raconter des histoires, créer des récits pour ne pas avoir à affronter la réalité.

    Les mythes naissent de ce sentiment et les histoires inventées, l’inconscient collectif nous poussent instinctivement à nous raccrocher à des univers narratifs et à les relayer. Cette soif narrative ne disparaîtra pas et sera même renforcée à l’avenir par les médias digitaux qui accélèreront de plus en plus ce processus de storytelling. Tant que subsiste cet instinct, les récits ont de beaux jours devant eux. Nous pouvons être sûrs que nous aurons encore longtemps besoin de vivre le désir de nous sentir vivant et de remplir le « temps mort » dont parle le philosophe Mircea Eliade. Ce besoin de se sentir vivant nous fait appréhender le monde de manière différente. C’est sans doute une des raisons pour laquelle nous ressentons le besoin de nous inventer des histoires et des comptes à rebours de fin du monde.

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  • La mort, la technologie et le mythe

    L’évolution des techniques et la technologie nous ont permis d’approcher un tel degré de perfection que nous n’avons jamais été aussi proches de l’image que les anciens se faisaient des dieux. Pourtant nous sommes toujours aussi vulnérables. Jusqu’à ce que la mort elle-même disparaisse?

    Nous sommes des êtres humains, une espèce qui n’a pas changé depuis les origines. Nous naissons, nous mourons. Malgré les énormes progrès de la science nous sommes toujours aussi vulnérables.

    La mort est un élément instinctif. Nous n’avons jamais appris nos comportements primaires : survie, nutrition, reproduction. Cela est naturel, instinctif et nous savons tous que nous mourrons un jour. Dès que l‘homme a eu conscience de sa mortalité, il a imaginé un récit pour l’accepter. C’est de là qu’est née notre capacité d’êtres humains à créer des imaginaires. Carl Gustav Jung l’a appelé «inconscient collectif». Il le voyait comme un ensemble de récits et de symboles qui se diffusaient de génération en génération et qui ont constitué un socle commun à toute l’humanité, au-delà des frontières et des âges.

    Chaque génération y apportait sa contribution et les réinterprétait à son tour. Mais le fond restait le même. C’est cette certitude de la mort qui a entraîné ce phénomène mythologique. Le besoin de créer des imaginaires et la capacité de notre cerveau à inventer des histoires nous est venu du plus profond des âges, de la prise de conscience de la mort, et de la mortalité des guerriers au combat ou à la chasse. Pour se rassurer et donner un sens à la vie, et à la mort, l’homme a créé les mythes.

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  • Exclu – ZenithOptimedia sacrée agence de l’année 2011

    Ce soir, l’agence media de VivaKi (Publicis) sera sacrée agence de l’année 2011. Que de chemin parcouru depuis 10 ans 😉 Bravo !

    Quelques extraits du communiqué de presse :

    “Pour son dixième anniversaire, le groupe ZenithOptimedia remporte le prix de l’agence conseil media de l’année 2011 à l’issue d’une compétition visant à récompenser les agences les plus performantes du marché. ZenithOptimedia est élue pour la 2ème fois en 10 ans, l’agence avait déjà été récompensée en 2007.

    Le Grand Prix des Agences de l’année a pour vocation de distinguer chaque année les enseignes de conseil en communication sur la base d’une étude réalisée auprès des groupes et des agences du marché, reposant sur des critères de progression d’une année sur l’autre de la marge brute et du chiffre d’affaires, d’acquisition de nouveaux clients et budgets, de fidélité des clients, et de créativité primée au cours des différents concours professionnels existants.

    « En 10 ans, ZenithOptimedia a multiplié sa marge brute par 5 avec une croissance moyenne de 15% par an depuis 5 ans. Des marques fondatrices de l’histoire de ZenithOptimedia telles que l’Oréal, le Groupement des Mousquetaires, Nestlé, Richemont, Sanofi, H&M, Toyota, BPCE, ou encore PPR nous font confiance depuis de nombreuses années. Rien que sur cette dernière année, l’agence a gagné 27 budgets et remporté 11 prix créatifs au nom de ses deux marques commerciales Zenithmedia et Optimedia et avec l’appui de ses marques filles, Performics (Marketing digital), Newcast (Brand Content) et Territoires (Out of home) » explique Sébastien Danet, Président de ZenithOptimedia.

    En 2010, ZenithOptimedia a géré 1,6 milliard de billings avec un effectif de 460 collaborateurs. (source RECMA) et s’est solidement installé à la 3ème place du marché français.

    A propos : le groupe ZenithOptimedia constitue le second plus vaste réseau d’agences médias dans le monde avec 218 bureaux dans 72 pays.
    ZenithOptimedia France est dirigé par Sébastien Danet et gère le conseil et l’achat d’espace pour des clients tels que : L’Oréal, Nestlé, Sanofi Aventis, Richemont, Toyota, PMU, Banque Populaire-Caisse d’Epargne, PPR, Puma, Gucci, Disney, Lactalis… ZenithOptimedia est l’agence du ROI et s’engage donc à générer le meilleur retour sur investissements publicitaires.

    Contact : Charlotte Millet – charlotte.millet@vivaki.com

  • Mon top 4 du Cyber Cristal

    Ca y est je suis parti de Crans Montana, mais voici néanmoins mon Top 4 des meilleures campagnes Cyber 2011.

    1- Le Grand Cyber Cristal a été attribué à The Promise Keeper pour Reebok par Forsman & Bodenfors, tout comme bon nombre de prix les soirs précédents, puisque le cas a aussi gagné le Grand Cristal du Brand Content. Un prix plus que mérité en Cyber, beaucoup moins en Brand Content parce qu’on se demande un peu où est le contenu (NB: tendance globale du Festival : le brouillage des catégories est absolu…)

    2- IKEA Lullabies – encore par Forsman & Bodenfors, une magnifique et lumineuse idée qui aurait plutôt de mon point de vue dû être mieux récompensée en Brand Content

    3- Et enfin la super campagne NOKIA LUMIA “The Amazing Calls” de Buzzman qui mixe expérience de marque exceptionnelle et earned media de manière magistrale.

    Heberger image

    4- En bonus une excellente mention du jury pour Tropicana Energie Naturelle (DDB Paris)… Même si je ne comprends absolument pas comment ce cas a été récompensé d’un Cristal Cyber alors qu’il s’agit d’un dispositif ambient, même si le dispositif repose sur la viralisation de la vidéo. Cela montre encore une fois combien les catégories étaient floues cette année. Signe des temps…

  • Qui sera le premier à relever le défi du Brand Content ?

    Dans un post récent sur son blog Nicolas Bordas pose de vraies questions sur le Brand Content et lance un débat passionnant qui a déjà suscité bon nombre de réactions. Au-delà de l’érudition du propos, l’article montre une certaine défiance pour un concept volontiers qualifié d’attrape-tout “à géométrie variable”. Oui Nicolas, c’est vrai : le Brand Content est bien un “buzzword”. Mais celui-ci répond à une vraie attente des consommateurs et des marques, ce qui explique le succès du concept et des agences qui en sont spécialistes ces deux dernières années. Il est pour autant important de se dire que le Brand Content n’est certainement pas une fin en soi. Il est clair que le concept et le métier doivent évoluer. Certains signes marquent le début d’une vraie révolution.

    Nicolas le sait bien : les marques ne peuvent plus uniquement exposer les individus à leur message dans ce nouvel écosystème où tout est connecté. Dans l’ère post-mass media, les marques ne doivent plus uniquement utiliser les médias comme des canaux ou de simples points de contact avec ses consommateurs potentiels. Les réseaux sociaux ont permis de développer un autre type de relation avec des consommateurs devenus public. En horizontalisant la relation, en se mettant à disposition, en sortant des sentiers battus des stratégies traditionnelles et en s’insérant dans le contenu éditorial avec des stratégies de contenu proches de leur ADN, les marques peuvent à la fois répondre à leur enjeu de création de préférence de marque et dépasser la problématique de la simple création de désir. Elles se donnent les moyens d’intéresser et – en se rapprochant des centres d’intérêt de leurs cibles – être à nouveau porteuses de sens. Ce sont ce type de plateformes que créent tous les jours en France les entités spécialisées en Brand Content représentées dans la Commission que je préside à l’UDECAM.

    Mais il faut sans doute aller plus loin (et en cela nous sommes d’accord Nicolas Bordas) : il ne fait aucun sens d’opposer publicité “traditionnelle” et Brand Content. Cela n’a d’ailleurs jamais été le cas car il est impensable d’imaginer une stratégie de “earned” sans penser le “paid”. Mais au-delà, une dynamique est en train se metre en place et les marchés sont en train de se parler, de manière assez inédite: car si les entités de Brand Content semblaient jusqu’à present réservées aux agences média, cette expertise intègre à présent le monde des agences “traditionnelles” comme le montrent la création de BETC Content et le fait que mes amis d’Arthur Schlovsky rejoignent TBWA 365, jusqu’aux Cannes Lions qui ont annoncé créer un Lion “Branded Entertainment” pour sa session 2012. J’y vois un signe des temps.
    Et il y a là un nouveau champ de bataille très excitant pour nos métiers. L’avenir appartient à ceux qui sauront réellement créer le pont, faire participer médias et publics et aux agences qui sauront mixer idée et distribution media, créativité, technologie et social tournée vers le ROI.

    La technologie nous permet aujourd’hui d’aller dans la direction de la vraie intégration et de créer des expériences synchronisées, live, qui donnent à chaque média un rôle spécifique au sein d’une seule et même grande histoire qui les relie, en niant les silos, et en étant totalement ouverts à toutes les opportunités, au-delà des silos.

    Il n’y a aujourd’hui que très peu d’agences dans le monde qui ont compris cela. On les compte sur les doigts de la main. On peut penser à Droga5, recompensée régulièrement à Cannes pour son utilisation si créative des medias. Ou à Moxie (une agence interactive américaine appartenant au groupe ZenithOptimedia et à Publicis) qui place la technologie, l’idée créative et la stratégie digitale au coeur de son offre.

    En France c’est le désert. Très peu d’acteurs sont capables d’aller sur ce terrain… Est-ce que des groupes de communication comme TBWA ou BETC sont réellement prêts pour cette bataille même s’ils intègrent des talents venant du Brand Content ? Ont-ils suffisamment de connaissance des technologies, du digital et des medias ? De mon point de vue ce sont les groupes médias qui sont les plus à même de répondre à ce challenge, les plus à même de proposer des plateformes à forte dimension technologique, contenu, media, digitale, ayant le contenu au coeur et tournés philosophiquement vers le ROI.

    Il y a une réelle attente des annonceurs pour une offre qui permette de dépasser la séparation stérile “Brand Content / publicité traditionnelle” et mêler enfin idée et media, technologie et création, contenu et efficacité, dans des stratégies qui dépassent finalement des concepts comme le Brand Content. Qui sera le premier à relever le défi ?

    Thomas Jamet, Directeur Général de Newcast (Vivaki – Publicis Groupe) et president de la Commission Brand Content de l’UDECAM

    Cette tribune est parue dans le numéro 1658 de Stratégies et est aussi disponible en ligne ICI.

    Merci à Olivier Mongeau.

  • Mon top 3 du Cristal Brand Content & Integrated

    Suite de ma vision du palmarès du 11ème Cristal Festival. Pas d’énorme révélation cette année au Cristal Festival : pas de cas aussi parfait que “Walkers Sandwich“, pas de plateforme repoussant les limites d’un deal marque / artiste comme “Loud by Tommy Hilfiger“, pas d’idée aussi magique que celle de “Megane Experiment“… Une moisson bien légère… Inutile de dire que je suis déçu.

    Anyway, comme précédemment avec mon top 4 des meilleurs cas media, voici mon top 3 des meilleurs cas Brand Content & Integrated, avec des plateformes et des idées qui méritent qu’on s’attarde.

    1- “Le Club Perrier” par Ogilvy. La meilleure opération et de loin, mixant technologie, création, production, social media. Une vraie innovation, comme on n’en voit que trop rarement. ZenithOptimedia a beaucoup bossé aussi sur le deal YouTube 😉

    2- “Single Single Release” par Forsman & Bodenfors Sweden, l’agence qui a TOUT raflé ce soir. Un cas passionnant, qui apporte une belle et simple idée à l’industrie de la musique.

    3- “The Face Of The Marathon”, le Grand Prix Integrated (by Adidas). Pas mon préféré, mais efficace.

    “BBM In Fashion” de BlackBerry par Starcom a aussi été récompensé… Je suis très fier que cette opération ait gagné un prix. Bravo au travail d’équipe magnifique et à Mister Tambourine Man ;).

    Dans les agences française récompensées, bravo aussi à Mindshare pour son Cristal pour DOVE “Trip to New Zealand” et à Fuse pour son Cristal pour HP “Impressions d’entrepreneurs”.

    Ce soir ou demain, je vous dévoile la suite de mes cas préférés du palmarès Cyber & Mobile.